Assistées de Frequentiel en charge de l’intégration de la solution MISTRALS au CHU, les équipes du professeur Hofman ainsi que celles du Service « Organisation et Gestion des Blocs Opératoires ‐ Stérilisation Opératoire » et de la Direction du Système d’Information ont mené un projet unique en Europe qui a permis de valider la possibilité de fiabiliser, contrôler et tracer les délais de transports des prélèvements, d’horodater les traitements effectués dessus et de faciliter la localisation des échantillons à toutes les étapes du process, du prélèvement au stockage temporaire puis définitif. Grâce à l’association des technologies et du savoir‐faire des membres du consortium MISTRALS et de Frequentiel le pilote a pu être mené en «grandeur nature » avec succès sur les prélèvements thoraciques depuis juillet 2010 ; un succès qui renforce la volonté des équipes d’industrialiser la solution et de la diffuser auprès d’autres Centres Hospitaliers en France et en Europe.
Au sein du Pôle de Compétitivité Solutions Communicantes Sécurisés (SCS), une volonté d’innovation pour améliorer la traçabilité des échantillons au sein de la Biobanque
Pour cela, l’équipe s’est appuyée sur les compétences de Frequentiel, qui a réalisé l’intégration de la solution en partenariat avec les équipes du CHU de Nice et du Consortium.
Des tags RFID capables de tracer les prélèvements, du bloc opératoire jusqu’aux zones de stockage à ‐196°, au moyen de terminaux portables RFID Psion Teklogix
Le choix des pièces opératoires pour le projet pilote, s’est porté sur des prélèvements thoraciques pour plusieurs raisons : tout d’abord, ce service disposait d’un nombre important de patients, ensuite il avait développé des liens forts avec l’équipe du professeur Paul Hofman et pour finir, la collection « poumon » de la Biobanque du CHU de Nice était une des collections « phares » de l’Institut National du Cancer dans le cadre de projets innovants pour la lutte contre le cancer du poumon en France.
Tout le process de traitement du prélèvement a été modélisé pour permettre de calquer la traçabilité RFID sur les habitudes du personnel, du bloc opératoire jusqu’aux chambres froides.
Olivier Bordone, ingénieur hospitalier au CHU de Nice et chargé des aspects métier du projet pilote, nous précise les différentes étapes du process : « la pièce opératoire est prélevée au bloc, puis placée dans un contenant prévu à cet effet. Une étiquette code barre intégrant les données patient (code séjour) et un tag RFID correspondant à l’identifiant du prélèvement sont apposés sur le contenant puis associés, grâce au PDA WORKABOUT PRO de Psion Teklogix. Le prélèvement est alors créé dans la base de données informatisée de la Biobanque et horodaté. Au moment de son envoi, via un système de pneumatique ‐ ou de coursier interne si la pièce est trop volumineuse ‐ un horodatage est effectué avec le WAP puis à nouveau lors de la réception de la pièce au laboratoire. »
Une fois le prélèvement réalisé au laboratoire, la pièce opératoire va être échantillonnée et chaque échantillon produit sera marqué avec un tag RFID spécifique, étudié pour être apposé sur un tube très fin et capable de supporter une température de ‐196°C.
Avec le WORKABOUT PRO de Psion Teklogix, une association entre le tag de l’échantillon et le prélèvement est alors effectuée. A chaque nouvelle étape, l’horodatage est effectué pour assurer la traçabilité : lors du stockage temporaire, lors du stockage définitif puis lors de la cession ou du déstockage de l’échantillon.
Tracer les prélèvements, les localiser aisément, optimiser les délais et participer à une meilleure prise en charge des patients
L’horodatage est un élément clé de la traçabilité des pièces opératoires pour en garantir la qualité. Le professeur Paul Hofman nous le confirme : « plus le temps est réduit entre le prélèvement et sa congélation et meilleure sera la qualité du travail effectué dessus. Tout l’enjeu de ce projet est là : pouvoir évaluer puis optimiser les délais de transports et de traitement des pièces opératoires afin de monter encore la qualité du travail effectué par nos équipes sur les échantillons. »
Autre point important : la fiabilité de la localisation des échantillons et du contenu précis des tubes stockés. « Lors de nos manipulations, nous avions un taux d’erreurs, faible mais non négligeable, qui pouvait entrainer une augmentation du temps de traitement», explique Olivier Bordone. « A présent, la saisie ainsi que la localisation sont sécurisées et facilitées avec le tag RFID qui permet en outre, grâce à une table d’inventaire, de lire simultanément, 81 échantillons réunis dans une même boite. »
Les bénéfices avérés de ce projet pilote, en exploitation depuis juillet 2010 et qui prendra fin au terme de l’année, sont de bonne augure pour développer un projet plus « industrialisé » de la traçabilité des échantillons grâce à la technologie RFID.
«Avec la RFID, nous pouvons accéder à un nombre très important de données et de façon entièrement sécurisée et anonyme », se félicite Cécile Lagardère. « Nous stockons, dans la base de données de la Biobanque, jusqu’à 500 items par patient. Avec plus de 57.000 échantillons dans la Biobanque, je vous laisse faire le calcul du nombre de données potentiellement utilisables… Grâce à la puce RFID et au WORKABOUT PRO de Psion Teklogix qui en permet la lecture, on pourra ainsi disposer, à terme, d’un volume d’informations très intéressant : outre l’identité, l’âge et le sexe du patient ou la nature de sa lésion, nous pouvons imaginer de stocker, dans le futur, des informations telles que le potentiel infectieux (HIC, hépatite C, etc.), l’autorisation du patient de céder ou non le prélèvement, etc.»
A terme, ce type de projet permet de faciliter la prise en charge des patients: premièrement, en enregistrant les délais de transports et en offrant ainsi une meilleure qualité et des pièces opératoires de meilleure qualité pour les diagnostics et les traitements personnalisés à mettre en oeuvre. Deuxièmement en garantissant la confidentialité des données stockées au sein de la tumorothèque. Et enfin, en réduisant les risques d’erreurs et de détérioration des échantillons stockés.
Un nouvel objectif : industrialiser le process et en faire bénéficier d’autres établissements de santé, en France et à l’étranger
A présent, tous en sont convaincus, il faut aller plus loin afin d’élargir ces pratiques à d’autres équipes. « Ce projet touche bientôt à sa fin et pour nous c’est le début d’une nouvelle aventure », se félicite le professeur Paul Hofman. « Il nous faut pérenniser ce projet en nous assurant de la fiabilité et de la robustesse de l’ensemble de nos équipements, en particulier nos tags RFID stockés à ‐196°C. Nous souhaitons ensuite participer à des appels d’offres européens pour standardiser et industrialiser ces process et partager cette expérience avec nos autres confrères partout en France et en Europe. Nous pensons également à étendre ces bonnes pratiques, qui favorisent la traçabilité et la fiabilité des process, à d’autres tissus vivants comme le sang ou le plasma. Avec la place croissante prise par l’ADN dans nos pratiques – sujet ô combien sensible ‐ et l’apparition de nouvelles thérapies pour contre le cancer, la mise en place de solutions RFID va devenir un élément important de la traçabilité et de la confidentialité des prélèvements et des données stockés.»
A propos du CHU de Nice

Le Centre Hospitalier Universitaire de Nice est un établissement public de santé. A ce titre, il défend les valeurs fortes du service public français : garantir l’accès aux soins pour tous et à chaque instant, sans distinction d’origine ou de classe sociale. Il offre une capacité d’accueil de 1900 lits et places et mobilise plus de 7000 personnes aux compétences professionnelles multiples. Près de 150 métiers sont représentés. Son bassin d’attraction des patients s’étend au‐delà des Alpes‐Maritimes : départements limitrophes, autres régions, Union Européenne (notamment Italie), étranger. Le CHU de Nice regroupe 6 sites répartis à Nice et Tende, spécialisés et parfaitement complémentaires : Archet I et II, CHU‐Lenval, Cimiez, Pasteur, Saint‐Rich et Tende.
Avec la création de la Faculté de Médecine en 1973, le Centre Hospitalier de Nice devient universitaire (CHU). Il forme ainsi les étudiants et internes en médecine et odontologie, mais également les élèves infirmiers, sages‐femmes, aides soignants, ambulanciers, kinésithérapeutes...
Quelques chiffres (par an) :
- 400 000 consultations
- 70 000 urgences adultes
- 55 000 urgences pédiatriques
- 15 000 séances de dialyse
- 2 800 naissances
- 365 000 appels au Centre 15
- 330 interventions par hélicoptère
Plus d’informations sur : www.chu‐nice.fr
A propos de Frequentiel
Frequentiel est un intégrateur de solutions d’identification, de traçabilité et de mobilité avec une forte expertise dans la technologie RFID. Avec son offre globale de services – Conseil, Ingénierie et Intégration – Frequentiel se positionne comme interlocuteur unique entre l’entreprise et les fournisseurs de solutions matérielles et logicielles. Frequentiel prend en charge toutes les problématiques liées à un projet d’identification, de traçabilité ou de mobilité, depuis l’étude d’opportunité en amont jusqu’au déploiement d’une application productive.
Pour en savoir plus, visitez www.frequentiel.com et notre chaîne youtube www.frequentiel.com/youtube

